TROISIÈME PARTIE: LA rupture du jeûne 
Après l’appel de l’adhan du moghreb, tout le monde se précipitait de rentrer chez soi, la seule artère de Ouarzazate qui est l’avenue Mohamed V se vide et il n’y a pas un chat qui rodait à ce moment. Les familles s’installaient alors devant une table basse bien garnie. Le sucre tenait une grande place lors du premier repas de la soirée constitué surtout de Dates, et figues tazart. La harira est la soupe quotidienne, pendant les 30 jours du Ramadan.
Chaque foyer prépare ce potage parfumé, imprégnant les rues de son odeur à l'heure du coucher du soleil. Il existe des variantes de cette spécialité dans les régions d’Ouarzazate. Tchicha, soupe de blé ou harira ou smida, soupe à base de semoule,laassida, tarouayte, et je ne parle pas d’une chorba aux pigeons et aux noix réservée à certaines familles. Les galettes préparées à la maison sont aussi au rendez-vous : Msamen, Beghrir, Rghaif Tannourte et Tafarnoute côtoient Elbendaq genre de zammita (un mélange de farine grillée, d’amandes, et de dates ingrédients originaires de Ouarzazate : les dates de ZAGORA, Ouarzazate, Agdez ou Skpura, les amandes d’IMGHRANE et les figues de Tazarine, SKOURA ou ELkalaa, Boumalne sans oublier les oasis des douars disparus à jamais) ;dont le mélange changeait d’un quartier à l’autre et les œufs durs .
Un autre produit typique à Ouarzazate qu’on trouvait sur toutes les tables c’est le fameux pain farci au Lard et oignon (KHOUBZ DIAL CHEHMA ou«Aghroum ntdount», une sorte de pizza de Ouarzazate) Elle se présente sous forme d’un pain farci avec des oignons et de la graisse, auxquels s’ajoutent poivre, sel, persil et coriandre. Autres spécialités : «Idrnane», une crêpe faite à base de semoule, d’œufs et de levure. Tandis que chebakia, était un aliment de luxe pour la majorité de la population. Acheminé depuis Marrakech dans des caisses en bois mais son prix est élevé par rapport à la bourse des citoyens de cette ville. Par conséquent, elle ne garnit la table que rarement sauf si un visiteur ou un proche la portait de Marrakech de chez LAmaalam LAKBIR à SMMARRINE. Par contre, pour le douar de la caserne mobil ce gâteau sucré était toujours présent car il était vendu à un prix raisonnable par un mokhazni dudit douar. Le tout est généralement accompagné de thé à la menthe, le thé qui venait en premier lieu, de café anisé au poivre, cannelle, gingembre ou dans certains foyers de café au lait (le lait liquide en boite type BURISSIMA ou NESTLE et la plupart en poudre type NIDO).
Une fois ces mets avalés à la hâte surtout par les enfants et les jeunes, pour se précipiter à l’écoute des épisodes de la pièce du théâtre ALAZALIYA aventures trépidantes de Saif Douyazal de Mohamed Hassan Eljoundi en diffusion radiophonique car les foyers n'étaient pas équipés de téléviseurs à cet époque. 
En effet, durant les années 70 la radio à diode et les radios transistors occupaient à Ouarzazate une place importante dans le quotidien de la population soit pour suivre les événements, certaines émissions ou les pièces de Théâtre. En effets, avant de terminer le ftour nos oreilles étaient collées à un poste radio pour entendre la voix de SQURDIOUNE et SQUARDISSE qui nous amenait dans un monde imaginaire plein d’aventures et de suspens. Les enfants et les jeunes rassasiés font une petite pause pour se retrouver dans une ruelle à peine éclairée en vue de commenter l’épisode du jour. 
Par contre d’autres jeunes suivent les émissions radiophoniques sur Rabat Chaine Inter en FM d’ Alifi Hafid. En effet, Grâce à lui, des milliers de jeunes ont fait leur apprentissage de la musique internationale : ils ne rataient pour rien au monde son émission Boogie de 18h à 20h, le Hitparade des Sound Power, Tremplin et avant Formule 3 avec Jean Pierre Bati . Labhiri et Ali Hassan étaient également écoutés. Les plus jeunes, adolescents et vieux allaient aux prières du tarawih à la grande mosquée appelée dans le temps la mosquée du roi (SOMALIE). Autrefois l’occasion de se balader dans les rues, d’aller de faire des emplettes dans les magasins après le ftour ou encore de se poser pour boire un thé ou manger une glace n’existe pas. Après la prière de Tarawih les Ouarzazis reviennent ensuite s’attabler pour déguster le second repas de la soirée, souvent composé d’un tagine de viande, aux légumes, d’un couscous ou d’un autre plat traditionnel. Cette pratique varie néanmoins selon les régions.

68. LE RAMADAN A OUARZAZATE DANS LES ANNÉES 60/70 TROISIÈME PARTIE: LA rupture du jeûne Par M.BAYOUSSEF
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