Dernière partie:
BOUALI dit CHARJANE né dans une famille nombreuse et d’un père soldat Mokhazni à Boumalne Dades et originaire du Skoura comme je l’ai mentionné dans la première partie, a fait peu de tableaux en couleur malgré la vivacité de son esprit, la facilité de son pinceau et ses crayons, ayant employé la plus grande partie de son temps à faire des desseins, des portraits et à graver des planches de nature du Sud Est en noir et blanc. Son point fort était donc les portraits et les perspectifs. Ses tableaux garnissent les salons de beaucoup de maisons et bureaux de Ouarzazate et ailleurs. ses ateliers sont les cafés tel celui de DIMITRI, Labriq, Royal, Aljanoub, le ZAT et même à Todra Tinghir. Son génie était d’une vaste étendue et son tempérament avait déterminé son goût à la sévérité dans son travail, à la bizarrerie de son comportement qui l’a conduit à faire des choses extravagantes qu' il ne les voit que d’une beauté singulière représentant ses pensées.

A 40 ans et plus il a été déchu de son identité, dépossédé de sa citoyenneté car pendant longtemps. Il voulait quitter Ouarzazate mais il n'a pas osé, peur de se déplacer car il n'a ni carte d'identité, ni passeport à la suite de problèmes d’ordre sociaux qui l’enchaînent. Beaucoup de ses amis lui ont proposé l’aide et offert l'hospitalité mais pour sauver sa dignité il a décliné l'offre et il a préféré vivre en ermite dans des lieux vétustes : café Labrik au centre-ville près du magasin Janah pièces auto ou café Almoussafirine sur le boulevard et près de la CTM. Il a enseigné le dessin au collège de Ouarzazate comme il est dit dans la première partie où il nous a appris la notion de perspective, l’ombrage, la notion d’échelle à l’aide la pointe du crayon, la notion de quadrillage, mais vu notre âge ne comprenons rien à son savoir et ses techniques. Peu ont suivi ses cours et qui sont devenues des réalisateurs de portraits tel GHOUNIMI MHAMED et Bayoussef Abdelmjid. Après avoir commis un scandale de mœurs qui lui a coûté la radiation immédiate du MEN (MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE), il a délaissé son costume de professeur. Puis, il a endossé un tablier d'artiste ambulant et sans domicile fixe (SDF), pour peindre des beaux tableaux qui ornaient des administrations (Municipalité puis Province avec un tableau géant représentant feu SM Hassan II) , le café-restaurant chez Dimitri, le café Annakhil de Douar Chems, des maisons de particuliers au Maroc et à l’étranger, une galerie à Rabat (Portrait de Jimmy Hendrix) et même des cabinets médicaux sans oublier l(hôpital sidi Hssain ou BENNACEUR comme cité précédemment. IL n'a jamais regretté, ni souffert d'être exploité ou mal payé pour ses œuvres mais au vrai, il a souffert d'être délaissé pour mourir dans l'indifférence totale, d'être ignoré surtout par ses confrères peintres, enseignants professeurs et par une majorité de ses étudiants ainsi que par les ministères de l'éducation et de la culture. Un artiste, peintre, philosophe et poète qui était le fleuron de la peinture dans la région d’Ouarzazate en particulier et du Maroc en général. 
Effectivement, depuis son hospitalisation à l'hôpital Sidi Hssain Bennaceur au service psychiatrique en tant que psychopathe, Bouali Charjane a continué de vivre dans son monde en dessinant ses tableaux sans nonchalance dont certains ont été accrochés sur les murs de ce service au plaisir des visiteurs mais je ne sais pas s'ils y sont toujours. Durant cette période, Bouali Charjane était défini par le spécialiste traitant comme étant effacé, muet, désorienté dans le temps et l’espace. La santé du peintre s'est détériorée profondément, son activité a diminué suite à une chute psychotique et sa situation ne s'améliore pas : Tout indique que l'artiste-peintre est condamné à vivre dans la pauvreté et la solitude, après son arrestation pour débauche et opposition au Makhzen. En effet, ce dernier s'est servi de lui pendant un moment surtout de son art. En guise de lui délivrer un passeport et une carte d’identité nationale, Charjane doit peindre un portrait géant de deux sur trois mètres en couleur du Feu HASSAN II pour les autorités locales afin de l’accrocher au palais municipale ; chose faite mais la promesse n’est pas tenue .Ce tableau a disparu de la scène dans des circonstances indéterminées pendant une exhibition éphémère au Palais municipal de Ouarzazate puis à la nouvelle province. Dommage, la ville d’Ouarzazate n'est pas reconnaissante et ne fait pas l'éloge de ses artistes : Comme à son habitude la ville avec ses partis, ses députés, ses organisations( associations, ONG et autres), ses intellectuels et surtout sa fondation, continuent à ignorer les malheurs de l'artiste-peintre Charjane Bouali dont les œuvres continueront à témoigner de son passage, de son talent, de son génie et de son empreinte qui l'immortalise à jamais. Ces tableaux dont nous avons la peine de collecter de partout, France, Athènes, canada, Rabat et Ouarzazate sont le témoignage de génie d’un grand peintre. 
Abandonné, marginalisé et oublié, il est complètement rongé,miné, lessivé par la « HOGRA » qui le tracasse chaque jour d'avantage depuis des mois Il commençait d'abord à s'opposer au régime puis ne croyait plus à rien, buvait par aigreur, par déception et sans répit. Mais sa vie a basculé de pis au pire. Solitaire ne trouvant aucun soutien il s’est réfugié dans les hallucinogènes. Un jour au café Elmoussafirine l’actuel hôtel Almoussafirine de monsieur BOUHALBA, Charjane Mohamed Bouali git au sol mourant par une intoxication ou une overdose d’un mélange de produit dont lui seul connait le secret, attendant un secours qui ne vient pas. Ainsi, pris fin l’histoire d’un grand peintre. Sa mort était passée dans l'indifférence totale et la solitude était rayonnante, plein d’idées. Ses amis et proches ont pleuré sa disparition comme tous les amis de l'époque et à l'image d'autres grands, mais peu à peu l’image de grand Charjane est oubliée, effacée de la mémoire de de la population de Ouarzazate, seulement ses tableaux sont là témoignant de son talent et de son passage parmi nous. Que Dieu son âme en sa sainte miséricorde.

PHOTOS PORTRAITS:
Feu Monsieur ELKHATTABI;
Feu Monsieur DIMITRI .K
Feu Monsieur ABDELJABBAR
Feu Mr JIMMY HENDRIX
Feu Mr H.KISSINGER

63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
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63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
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63.MARGINALISATION ET SUICIDE DE L'ARTISTE PEINTRE MOHAMED BOUALI DIT CHARJANE Par Mohammed Bayoussef et Mohamed Mazouz
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